• Mes 3 derniers mois de grossesse



<< prec    suiv >>

L’hospitalisation
Dès le lendemain, les médecins me font comprendre que je vais rester hospitalisée probablement jusqu’à l’accouchement. Pour moi, c’est sans importance, mon bébé est bien au chaud dans mon ventre, alors qu’importe le reste. Je dois toujours rester allongée, sauf pour aller aux toilettes ou à la douche.

Je préviens mes parents, mon travail. Je reste d’abord deux jours à la maternité Sainte Félicité. Puis je suis transférée, en ambulance, à l’hôpital Saint Vincent de Paul, car si le bébé venait à naître dans les 2 semaines à venir, la maternité Sainte Félicité ne pourrait pas le prendre en charge.

Je passe donc deux semaines dans cet hôpital du 14ème arrondissement de Paris. J’ai la chance d’avoir une chambre seule, qui donne sur de la verdure et des arbres. Le personnel est d’une extrême gentillesse. Je me sens très éloignée de mon mari, c’est difficile de passer d’une vie commune à une séparation brutale ; il ne vient pas souvent à l’hôpital. Ma mère passe me voir tous les jours, on bavarde beaucoup. En attendant, quand je suis seule, je regarde par la fenêtre passer l’automne, et je pense à ma petite fille. Je lui dis de rester dans mon ventre, je lui explique que nous allons nous accrocher, ensemble, toutes les deux. Et je fais la prière de Sainte Colette, qui s’adresse aux mamans et qui m’a été donnée à la maternité Sainte Félicité.

Pendant ces deux semaines, j’apprends à mieux découvrir mon bébé, je lui fais écouter de la musique en collant les écouteurs du walkman sur mon gros ventre. Parfois ma fille réagit et ça me fait grand plaisir. Un soir, je lui fais “toc toc” en tapotant le doigt sur mon ventre, juste là où il y a sa main (ou son pied ?). Elle me répond ! “Toc toc”. Je prends alors un petit miroir pour mieux voir la toute petite bosse, en bas de mon gros bidou, là où se trouve la main (ou le pied) de mon bébé. Je recommence l’opération : “toc toc” je tapote. Et hop, réponse quasi immédiate : “toc toc”, et je vois dans le même temps la peau de mon ventre se soulever légèrement.
Ce petit jeu a duré plus d’une heure. Conversations avec mon foetus. Souvenir heureux et simple.

Au bout des deux semaines, retour à Sainte Félicité, encore en ambulance. Je passe à nouveau deux autres semaines, dans le service des grossesses pathologiques de Sainte Félicité, en chambre double cette fois. Je suis la seule à avoir un placenta praevia, et donc une hospitalisation longue. Du coup je vois défiler beaucoup de mamans, ici seulement pour quelques jours. Alors quand elles se plaignent de devoir rester allongée deux ou trois jours, je leur raconte mon histoire : soudain, elles vont beaucoup mieux. Je discute beaucoup avec ces mamans, qui ont entre 35 et 40 ans. Elles ont toutes des contractions, et la plupart on vécu beaucoup de fausses couches avant de tomber enceinte. Certaines racontent leur parcours semé d’embûches, de déception, de désir entre une carrière réussie et une maternité un peu tardive. On échange beaucoup, on se donne les astuces pour choisir les poussettes, les nounous.

Finalement, au bout de ces quatre semaines, mon état est stable. Je n’ai pas re-saigné, j’ai eu très peu de contractions. Les médecins décident donc de me faire sortir de l’hôpital pour aller chez mes parents, tout en restant allongée, avec la condition d’une présence 24h/24. Mes parents habitant non loin de la maternité, ils peuvent m’y emmener rapidement en cas d’urgence. Je ne suis pas rentrée chez moi car avec mon mari nous habitons trop loin de la maternité.

D’autre part, les médecins fixent une date pour la césarienne, à 8 mois et une semaine de grossesse. Je pose des milliers de questions sur cette césarienne, mais aucun médecin ne me rassure vraiment, et moi qui ai pourtant cette faculté à pouvoir me projeter, afin de mieux contrôler la situation, je suis cette fois totalement dépassée par les événements.

Je passe donc à nouveau deux semaines chez mes parents. Ils me cèdent leur chambre, je reste allongée nuit et jour dans leur lit. Je me sens de moins en moins bien. J’appréhende de plus en plus la césarienne. La peur monte en moi chaque jour un peu plus. Je crains aussi de devoir affronter une situation d’urgence : saignements inattendus, direction les urgences de la maternité, césarienne en vitesse…

<< prec    suiv >>

 
TOP ARTICLES
Votre enfant n'est pas propre ?
La propreté, ça s'apprend : c'est simple, vous suivez le guide !
» Cliquez ici
Passez au 4/5ème !
Lettre type à l'employeur pour une demande de temps partiel parental
» Cliquez ici
Tableau d'ovulation
Il indique votre période de fertilité suivant le jour de vos règles : imprimez-le !
» Cliquez ici
Comment réussir une fellation
Guide pratique illustré, étape par étape : tous les secrets de la fellation
» Cliquez ici